
L'amour
Tellement de gens ont loué l’amour,
L’ont décrit, dans ses moindres détours...
Ce mot galvaudé et si mystérieux
Cache souvent des comportements curieux.
Ignorer l’autre, pour mieux le rattraper,
Le séduire, juste assez pour lui échapper...
Jeu parfois cruel, mais si excitant,
Où les joueurs sont moins couple qu’amants.
Tendresse sauvage et complicité,
Partager sentiments et liberté ;
Plaisir d’aimer sans rien devoir,
Tout donner et puis recevoir.
Est-ce cela qu’on appelle l’amour,
Oser sans frémir le point de non retour ?
Juste pour jouir de la vie, profiter,
Afin, plus tard, de ne pas regretter...
Pourtant, parfois il est vécu autrement,
Pire qu’un don de soi, un vrai renoncement.
Tellement de temps passé à attendre,
Des mots doux, qu’elle voudrait tant entendre...
Souvent elle reste à côté du téléphone,
Espérant en vain qu’il ne résonne.
Toujours présente, dès qu’il en a envie,
Et quand il l’appelle, elle accourt, ravie...
C’est triste d’en arriver à ce point,
Sacrifier ainsi sa vie, pour rien...
Une illusion du bonheur, quelques mots,
Si peu de plaisir pour tant de maux.
Certains aiment l’autre égoïstement
Et le privent ainsi de mouvement.
D’autres aiment avec de grands discours,
Juste pour être aimé en retour...
Il n’y aura jamais de définition
D’un mot qui couvre tant d’émotions.
Il y a tellement d’amours différents ;
Et si c’était la joie d’aimer, tout simplement ?
En ce monde on se fâche pour rien,
Et ce n'est pas du tout, du tout bien,
Car si on payait pour le faire,
On ne se fâcherait plus guère...!
Le ridicule est comme la mauvaise haleine :
on ne le remarque toujours que chez le voisin.

Le plus court chemin du plaisir au bonheur
passe par la tendresse.
L'amour demeure la seule force qui transforme
un individu en un être extraordinaire et irremplaçable.
La seule chose pour laquelle il vaille la peine
de vivre et de souffrir...!
Les seuls beaux yeux sont ceux
qui vous regardent avec tendresse...
LE COEUR
Est-il fait de satin, de velours ou de tulle,
De soie ou de brocart, ma foi, je n'en sais rien.
On dit qu'il est sensible, on dit qu'il est crédule,
Et puis de le blesser... on se garderait bien...
C'est peut-être un saphir, peut-être une émeraude.
Quelque grisant parfum extrait d'un vase ancien.
Ou bien un petit dieu qui s'agite et minaude.
C'est peut-être un bijou, ma foi, je n'en sais rien.
Sans cesse, il fait en nous tic tac comme une horloge
Du matin jusqu'au soir, et du soir au matin.
Puis on dit que c'est lui qui sournoisement forge
Nos heures de bonheur, nos heures de chagrin.
Il est plein de secrets, il est plein de mystères.
Capricieux et têtu comme un enfant gâté.
À l'esprit trop crédule, il conte des chimères,
Qu'emportera le vent dans dans son vol indompté...
Aux heures de bonheur, on sent qu'il se dilate
Il palpite d'amour pour un gentil minois;
Mais vienne la douleur, sourdement il éclate
Et saigne sous le coup de l'ennemi sournois.
Il ne faut pas aller au gré de son caprice.
Devant ses fous désirs, ployer les deux genoux.
Na pas laisser choir dans la fange du vice
Mais laisser la raison dominer en nous.
Est-il fait de satin, de velours ou de tulle,
De soie ou de brocart, ma foi je n'en sais rien.
Dans son écrin précieux, c'est un bijou fragile
Et puis de le blesser... oh! gardez-vous-en bien.
Auteur inconnu
REPOS DOMINICAL
Le futur appartient à ceux qui croient
à la beauté de leurs rêves...